Constats

Nous constatons que les régions les plus exposées aux aurores polaires sont les plus vulnérables aux coupures de courant et autres incidents technologiques. Les éruptions solaires auraient alors une part de responsabilité dans ces troubles technologiques.

En effet, les régions les plus proches des pôles, telles que le Canada, l’Alaska et la Sibérie, subissent assez souvent des dégâts considérables au point de vue des installations humaines.

C’est par exemple le cas du Canada qui a été plongé dans l’obscurité le 13 mars 1989 suite à ce phénomène. Des sous-orages magnétiques ont paralysé pendant 9h l’ensemble du réseau d’Hydro-Québec, l’équivalent québécois d’EDF. Ce phénomène a entrainé bien d’autres dégâts (voir ci-dessous). Le coût des dommages a été estimé à plusieurs centaines de millions de dollars américains.

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Dégâts potentiels observés suite à un orage magnétique :

- communications (radios, téléphoniques,…) interrompues

Villages en Alaska et Sibérie se retrouvent pendant plusieurs jours dans l’incapacité de communiquer.

31 octobre 1903 : la quasi-totalité du système télégraphique a été perturbé. Les communications de certains pays, comme la France et les Etats-Unis, ont été presque complètement interrompues.

- pannes électriques à grande échelle

Nord de l’Amérique, 1965 : panne électrique qui a touchée 300 millions d’habitants sur 200 mille km².

Québec, 1989 : obscurité pendant 9h.

- endommagement de transformateurs industriels

Lors d’un orage magnétique en 1992 aux USA : échauffement de 60°C à 175°C sur un transformateur d’une centrale nucléaire.

Québec, 1989 : en 90sec, l’orage magnétique a causé la fonte d’un gros générateur (9500 mégawatts) et de 7 compensateurs électriques au Québec. Le même événement a détruit un énorme transformateur dans le New Jersey (Etats-Unis).

En 2003, un orage magnétique a entrainé la destruction de transformateurs en Afrique du Sud.

- perturbation des transmissions d’informations des satellites (par exemple GPS)

Langage binaire des ordinateurs de bords des satellites sont modifiés : des 0 passent à 1 ou inversement.

- satellites hors d’usage et perte de contrôle des satellites

Le 11 janvier 1997, le satellite américain de communication Telstar 401 (d’un coût de 200 millions de dollars) fut rendu inopérant.

On compte parmi les satellites NAVSTAR du système GPS et les satellites du projet Galileo, 5 à 15 satellites perdus tous les 10 ans.

Nous pouvons constater une perte d’un quart des rendements de leurs panneaux solaires en 10 ans.

Et l’on pourra aussi citer l’exemple de la station spatiale américaine Skylab, rentrée prématurément dans l’atmosphère en juillet 1979, quelque part dans l’Ocean Indien, non loin de l’Australie, en un point qui aujourd’hui encore n’aurait pu être déterminé à l’avance.

- problème de prévision orbitographique

L’orbitographie concerne l’étude de l’orbite des satellites.

Ce problème se manifesta lors de la rentrée atmosphérique de la station spatiale russe MIR. Les débris de cette station finirent leur course dans l’océan Pacifique le 23 mars 2001, en pleine période d’activité solaire. A cause de cette dernière, il fut très difficile de prévoir le point de chute des débris.

- vols d’avion retardés voire annulés

Lors d’orages magnétiques, de nombreux vols, en particuliers ceux survolant les hautes latitudes, ne sont pas autorisés.

En octobre/novembre 2003, suite à une série d’éruptions solaires, plusieurs vols transpolaires perdirent leur contact radio et ne purent se servirent du GPS. Les compagnies aériennes concernées ont alors prévu des itinéraires de déviation, entrainant de nombreux retards.

- corrosion de conduits pétroliers

On remarque que le pipeline qui traverse l’Alaska du nord, et le réseau de pipelines scandinaves subissent une corrosion accélérée.

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